Cordiaux

(Médecine domestique). Les divers médicaments connus sous le nom de cordiaux, et auxquels on attribuait autrefois la faculté de surexciter l’activité du cœur, sont le safran, la menthe, la mélisse, l’angélique, la sauge, les liqueurs aromatiques et spiritueuses, l’eau de Cologne, l’eau de mélisse ; enfin, à un degré plus élevé, la liqueur d’Hoffmann et l’éther sulfurique. On peut, dans la médecine familière, donner avec précaution les infusions cordiales de plantes aromatiques par tasses ou demi-tasses, chaudes et sucrées, et les cordiaux spiritueux, par gouttes dans de l’eau fraîche sucrée, dans tous les cas de faiblesse et de spasmes nerveux, surtout chez les personnes naturellement faibles et délicates. L’emploi inconsidéré des cordiaux peut être plus nuisible qu’utile dans les cas où la faiblesse passagère n’est qu’apparente, comme p. ex. Lorsqu’une personne robuste éprouve une défaillance par suite d’un saisissement ou d’une chute, et qu’il y a menace de congestion au cerveau. En pareil cas, chacun s’empresse de recourir à une goutte d’eau-de-vie, comme au cordial le plus efficace qu’on trouve partout sous sa main ; l’emploi des spiritueux, dans de telles circonstances, augmente le mal qu’on croit combattre.

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