Bouleau

(Sylvicult.). Il s’accommode des terrains secs et arides aussi bien que des fonds marécageux. La seule variété répandue dans nos forêts est le Bouleau blanc ou Bouleau commun, vulgairement Bouillard et Bois à balais. C’est un arbre de 15 à 18 mèt. de hauteur, qui atteint souvent plus de 1 mètre et demi de tour et qui vient très bien en taillis et surtout en gaulis, en futaie pleine ou en futaie sur taillis. Il est avantageux de mélanger le bouleau aux autres essences, surtout à celles qui, comme le chêne, vont puiser leur nourriture à de grandes profondeurs, parce que ses racines se contentant des sols les moins substantiels, et courant toujours à la surface de la terre, ne disputent leur nourriture qu’aux ronces et aux broussailles. L’ombre diffuse du bouleau, loin d’être nuisible aux autres arbres, favorise la croissance des jeunes plants que l’on élève sous son abri.

On n’emploie le bouleau ni pour la charpente, ni pour le charronnage, mais on s’en sert pour les usages de la menuiserie, du tour, de l’ébénisterie, et dans les campagnes pour la fabrication des sabots. L’écorce du bouleau est après celle du chêne, une des plus estimées et des plus employées pour les usages de la tannerie. Ses brindilles sont l’objet d’un commerce important pour la fabrication des balais. Son bois brûle vite et en pétillant ; il ne convient pas pour la cheminée, mais comme il donne beaucoup de chaleur, il est employé presqu’à l’exclusion de tout autre pour chauffer les fours des boulangers et des pâtissiers. Le stère de ce bois pèse sec 700 kilogr. La cendre qu’on en tire fournit beaucoup de potasse et donne une bonne lessive.

La croissance du bouleau étant très rapide, il convient parfaitement dans l’établissement ou le repeuplement des futaies. Lorsqu’une futaie est arrivée à l’âge de 80 ans et qu’on procède à la première éclaircie, le bouleau qui a protégé de son ombre la jeunesse des espèces précieuses comme le chêne, le hêtre, le mélèze, est dépassé à son tour par ces arbres qui finiraient à la longue par le détruire : on l’exploite en même temps que tous les bois blancs ou de peu de valeur qui ont crû spontanément pendant cette période. Il produit facilement alors 100 stères de bois et quelquefois beaucoup plus par hectare. Le bouleau se multiplie, soit par semis naturel, en laissant 12 à 20 porte-graines par hectare, soit par le semis à la main, à demeure, soit enfin par le semis en pépinière et les procédés ordinaires de transplantation.

Si le bouleau était moins commun, il serait recherché comme arbre d’ornement pour l’élégance de son port et la beauté de son écorce. On cultive néanmoins dans les jardins paysagers plusieurs variétés fort jolies, notamment le Bouleau pleureur, le Bouleau à feuilles panachées, et le Bouleau à feuilles laciniées : cette dernière est assez délicate.

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